En réaction aux arguments des "anti-numériques"

Posted on 8 septembre 2012

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Je découvre l’appel 451.
Vous pouvez le découvrir ici.
I
ronie de cet appel, il s’inscrit sur un blog, et donc dans l’univers du numérique. Force est de constater que les initiateurs et les signataires de cet appel accordent certaines vertus au numérique.

Si je comprends l’inquiétude des différents acteurs de l’industrie du livre. Elle est légitime.
Je crois cependant, que leur approche du problème est archaïque et se révélera parfaitement inefficace. Le danger pour l’industrie du livre vient donc de ce genre d’appel plus que du livre numérique en lui-même qui à mes yeux, représente au contraire, une formidable opportunité pour tous…
A condition de savoir la saisir.

Voilà donc quelques idées que m’inspirent cet "appel 451".

1- je crois que l’avenir de la lecture (car c’est bien de ça dont il s’agit et non de l’objet livre) passe par une complémentarité des supports physiques et numériques et non par un antagonisme entre les deux.

2- quitte à jouer les iconoclastes, oui je préfère considérer la lecture comme un loisir de grande consommation plutôt que comme un une activité élitiste. Et je préfère voire madame Michue lire un Harlequin plutôt que de la voir regarder hébétée le dernier épisode de Loft Story. Car la lecture, même des ouvrages les plus simples, ouvre la lecture à des ouvrages considérés comme plus "intelligents".

3- oui, je crois que les prix bas, voire l’accès aux classiques gratuits est une dimension vertueuse de la lecture numérique, car elle donne accès à la culture au plus grand nombre (ne sommes nous pas d’ailleurs une société en voie de paupérisation?)

4- Non, je ne crois pas en la peur, car la peur et la sédentarisation des idées donnent lieu aux conflits et aux idées préconçues. C’est comme dans la vraie vie.

5- La peur du numérique est liée à une méconnaissance patente et à un désintérêt des lecteurs : ne pas proposer des ouvrages en lecture numérique c’est, par exemple, ouvrir une voie royale au piratage (cf http://web-tech.fr/sur-les-10-films-les-plus-telecharges-en-2011-aucun-netait-disponible-legalement-sur-le-web/)

6- Oui, je crois que c’est la lecture que nous défendons tous, pas une corporation. Car c’est en nous intéressant et en aimant les lecteurs (aimer, hou le gros mot) que nous écrirons l’avenir de la lecture.

7- Plus techniquement, sauver les emplois d’une "industrie" ne s’appuie pas sur approche méprisante et défensive. Elle s’appuie sur une analyse de la chaîne de valeur de cette même industrie. Posons-nous donc les bonnes questions plutôt que perdre du temps à diaboliser.

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